Association L'Ange Bleu
A.N.P.I.C.P. (Association Nationale de Prévention et d'Information Concernant la Pédophilie)

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Céline : de l'ombre à la lumière

28 novembre 2009

Mon histoire est celle d'une enfance tourmentée comme il y en a malheureusement beaucoup. Parfois tel un champ de bataille où l'on s'entretue avec les yeux et la parole, si ce n'est pire bataille encore que celle de ne pouvoir rompre le silence, parfois tel un grand jardin fleuri avec enfants, parents grands-parents se donnant la main pour former une magnifique farandole. Image d'Epinal de l'insouciance combinée aux dures lois de sombres réalités, contrastes déroutants entremêlant joies et drames, il fut difficile pour moi de distinguer la confiance de la manipulation, la sincérité de la trahison.

Cette histoire c'est mon passé, un passé encore récent puisque je n'ai alors que 19 ans au moment où je couche ces mots. Une histoire qui m'a conduite au plus bas du désespoir, confrontée à des situations si profondément déstabilisantes qu'on ne peut y voir qu'indifférence et doutes. Mais une histoire qui prendra enfin un tournant heureux grâce à cette émouvante rencontre avec Latifa BENNARI, présidente de l'association l'Ange Bleu (Association Nationale de Prévention et d'Information Concernant la Pédophilie). Car peut-être l'avez-vous déjà deviné : oui, il s'agit bien de cela, je fus victime d'abus sexuel...

Mes premiers pas

Je suis née le 20 janvier 1987 à Nantes, alors que ma mère vivait seule. Elle ne voulait plus entendre parler de mon père, celui-ci étant alcoolique. Ma naissance fut ainsi déjà marqué du sceau de la rupture. Tous deux dépressifs, en traitement en centre psychiatrique, c'est en ces lieux qu'ils se rencontrèrent. Neuf mois après ma naissance, mon père décida de mettre fin à ses jours par noyade, noyant par la même occasion toute possibilité pour moi de le connaître.

A l’âge des mes cinq ans l'on me présenta un nouveau « papa », comme on dit. Il devint le mari de ma mère et m'adopta le jour de leur mariage, sans me douter alors un seul instant quel serait mon calvaire avec cet homme comme référent. Je ne puis avec le recul le considérer comme un père, encore moins MON père...

Au cours des toutes premières années, je n'ai rien eu à subir de particulier de sa part, aucun signe ne me laissa douter de lui et la vie s'écoulait à peu près bien. Avec les hauts et les bas d'une vie d'enfant, je grandissais somme toute dans l'insouciance propre à tous les gamins de cet âge. Puis il y eu une naissance, celle de mon premier petit frère, suivi de près du second. Et je me souviens parfaitement avec quelle impatience j'en attendais à chaque fois l'événement. La famille grandissait peu à peu, tout allait bien, à peu de choses près.

Rupture

Grandissant moi de même, c'est aux portes de mon adolescence, à douze ans, que l'attention "particulière" de mon beau-père. Débuta alors un cercle infernal d'attouchements sur ma personne, avec force mains baladeuses si je puis dire. La première fois marqua une nouvelle rupture, sans doute plus insidieuse que l'absence de mon père, d'avec ma vie d'enfant. Comme si d'un coup d'un seul tout ce qui constituait le monde connu s'évapora pour laisser place à un univers froid et inquiétant. Etait-ce cela devenir adulte ? Je ne savais pas quoi en penser. Comment définir ce qui m'arrivait ? Etait-ce un jeu innocent, un passage normal que toute fille de mon âge se doit de connaître ou le début d'autre chose qu'il métais difficile de définir comme un cauchemar ? Ce que j'en percevais était une gêne, doublée d'une honte, triplée de douleur. Est-ce cela grandir ? Toujours est-il qu'à toute occasion, il saisit l'opportunité de me toucher. Il le faisait, pensant peut-être lui-même la chose normale, en tout cas tentant de me le faire croire moi-même. Il usa pour ce faire de tous les stratagèmes possibles et imaginables, que je ne tenterais nullement ici d'énumérer.

Cela dura un temps puis peu à peu ce dernier entama une approche progressivement plus violente à mon égard, ses tentatives de persuasion n'ayant pas abouti. Puis, désirant nous mener plus loin vers l'accomplissement de son fantasme pervers, il me déshabilla de force pour essayer de me pénétrer à plusieurs reprises, ce qu'il ne réussit toutefois jamais à accomplir devant ma résistance.
Au faîte de cette escalade de violence et de soumission vint le jour où je pris peur de sa capacité d'assassiner sa propre belle-fille, lorsqu'il pointa sa carabine sur ma tempe pour assouvir sa diabolique passion, avec toujours sa recommandation de ne point en parler. C'est alors que me décidai enfin à parler, en en ressentant l'impérieuse nécéssité, il était à présent question de vie ou de mort.

Révélation

Je franchis alors tout juste mes 15 ans. Commençant à m'en confier auprès de ma cousine, elle prévint ma tante qui, dès le lendemain, contactait les services sociaux et la gendarmerie. Je fus longuement interrogée sur les détails de cet épisode de ma vie, non sans peine, comme une relecture à coeur ouvert, tandis que dans le même temps mon beau-père était interpellé et incarcéré pour ces faits. L'on me confia ensuite à ma tante quelques jours, le temps de son placement en détention.
De retour chez ma mère la semaine suivante, je ne découvris pas une mère mais un fantôme. Son mari incarcéré, je ne pus obtenir d'elle ni affection, ni attention, ni écoute, ni tendresse, ni compréhension, toutes ces choses pourtant vitales, seules à même de penser les blessures après tant de tourments, des choses que bien des filles de mon âge avaient pourtant connues. Je vis cela comme une double-trahison, après celle de mon abuseur. Et de ce vide que m'inspira ma mère, des conflits apparurent inévitablement. Un placement en famille d'accueil social s'est même rapidement avéré nécessaire pour juguler ces tensions qui nous opposaient. Ce qui n'aura point empêché les services sociaux, à l'issue de deux mois vécus dans ma nouvelle famille, de me reconfier à ma mère, qui obtint ma garde suite à sa demande. Ce retour à la maison n'effaça aucunement les conflits qui perdurèrent au point d'être une nouvelle fois placée par décision judiciaire en foyer de l'enfance peu de temps après le jugement de mon beau-père.

Ma vie dans ce foyer se sera déroulée sans encombres, retrouvant peu à peu confiance et sérénité. Mais à l'instant où il fut libéré de prison, et ce, bien trop tôt pour ce qu'il avait commis, je subis le début d'une longue série de dépressions, mêlées de peur. Mon état dû être traité à plusieurs reprises en pédopsychiatrie pour des périodes de quelques jours à plusieurs semaines qui, si sur le coup me retapaient quelque peu, ne permettaient toutefois pas dans la durée de m'extirper de ce mal profond qui entamait mon avenir. Cette série de dépressions, de plus en plus profondes, fut marquée par celle qui se sera abattue le 24 janvier 2004, date dont je garderais un souvenir prégnant, en raison de la tentative de suicide qui en fut l'aboutissement. Ce geste m'amena d'urgence en hôpital psychiatrique où je fus durant 14 mois hospitalisée pour dépression, anorexie et boulimie.

Au cours de cette période, j'ai passé 6 mois en compagnie de personnes atteintes d'autisme et de trisomisme. Cette expérience m'aura fait découvrir d'autres souffrances, mais dans lesquelles je reconnus la mienne propre. Ces êtres m'ont redonné des ailes pour que je puisse voler, ces êtres en compagnie desquelles j'appris le courage et l'humanité. En quittant cet hôpital, c'est avec un grand regret que je laissa derrière moi mes nouveaux amis. En le quittant, j'éprouvais également un grand vide à l'idée de ne plus revoir cette infirmière, elle qui, au fil du temps, devint pour moi comme cette mère tant espérée que je ne pus reconnaître en la mienne propre.

Retour à la maison

Ma mère me reprit à l'issue de cette hospitalisation loin des tourments d'avant. Mon beau-père fut alors également de retour à la maison, après son trop court séjour d'où il aurait dû rester... Il ne s'en fallut pas plus de quelques mois pour qu'il récidive en m'agressant une nouvelle fois.

Et, conjuration du sort, chamboullement des valeurs, illogisme juridique, que sais-je (?) : il ne fut cette fois nullement inquiété à la suite d'une plainte déposée pour ces nouveaux faits ! Pour ma part, je n'eus alors d'autres choix que de quitter le domicile parental pour lui échapper, sans nulle ressource, ce qui m'a conduit une nouvelle fois à retourner en psychiatrie, dans un nouvel établissement que celui connus précédemment.

Rencontre avec Latifa Bennari

Après deux projets d'insertion qui se sont avérés des échecs compte-tenu de mon état, et une dizaine d'hospitalisations successives, je décidais de prendre contact avec Latifa Bennari. Il faut dire que je venais tout juste de terminer la lecture de son dernier livre "L'Ange Bleu : pédophilie : prévenir pour protéger", et je ne pu résister au besoin de lui parler, tant l'approche de ce problème qui y est décrit me paraissait la plus appropriée pour faire face à mon problème. Il fallait que je fasse quelque chose. Et c'est ainsi que je lui écrivis.
Quelle ne fut pas ma surprise quelques jours après, quand je reçu un courrier de sa part ! Je n’aurais jamais pensé quelle puisse me répondre, qui plus est aussi rapidement. De ses quelques mots, je découvris une personne capable de me comprendre... Ce fut pour moi une inestimable chance à saisir si je voulais trouver les ressources à même de dépasser ces douleurs encore toutes récentes. Dès lors, a débuté ma longue correspondance avec elle, qui se poursuit aujourd'hui.

A cette époque, sortant tout juste de ma dernière hospitalisation et sans ressources, je me suis retrouvée à la rue. Une amie toxicomane m'a alors hébergée dans l'urgence, mais je compris très vite qu'avec sa dépendance aux stupéfiants, il me serait difficile de poursuivre plus loin cette solution sans risquer d'entamer mon propre équilibre. Durant cet hébergement, je vivais à deux heures et demi (en TGV) de Paris, et ai eu la possibilité de pouvoir rencontrer Latifa avec qui j'avais pris rendez-vous.
Cette première rencontre fut une vraie chance pour moi.
Jamais je n’aurais pensé à un accueil si chaleureux de sa part, ce fut un véritable flot de bonheur dans un ciel d'ordinaire gris et peu a peu je repris espoir. Le tout dans la vie, il est vrai, est de croire en elle. Il y avait longtemps que je n'y croyais plus. Jusqu'à ce jour où elle y parvint, en ce seul espace d'une rencontre… Toujours fragile, je ne pouvais cependant pas me résoudre de penser que tout était définitivement balayé derrière moi et qu'une nouvelle vie allait par miracle m'offrir sur son plateau le bonheur volé. Déjà, combien de temps allais-je pouvoir rester chez mon amie, avec laquelle les relations se tendaient ? Qu'allais-je faire après ?

Une aide venant... d'un pédophile

Devant me résoudre à quitter cette amie, je me suis rendue à plusieurs reprises dans des centres d'hébergement pour SDF, à chaque fois pour de courtes durées, jusqu'à ce que Latifa, très sensibilisée par ma situation et tentant de son côté son possible pour m'en sortir, m'appela un jour pour me proposer un hébergement dans une autre région, chez un pédophile abstinent qu'elle connaissait très bien et en qui elle voua une grande confiance, en parallèle des démarches effectuées auprès de Dominique Paillé, (député de mon département, que je remercie pour son soutien), afin d'obtenir un logement. J'acceptais, ne sachant trop sur le coup ce que j'allais découvrir, mais faisant confiance en Latifa car je savais qu'elle ne me trahirait pas, elle.

Cette expérience atypique et somme toute exceptionnelle, compte-tenu du climat actuel qui voudrait nous faire croire que tout pédophile n'est nécéssairement qu'un pervers en puissance, m'a permis de porter un autre regard sur ces personnes et surtout de remonter sérieusement la pente. Révélation.
En effet, cet homme m'a accompagné et conseillé tant dans mes démarches que vis-à-vis de mon problème, sans nulle ambiguïté, et je puis témoigner ici de cette expérience que bon nombre de croyances populaires sur ce sujet sont bien souvent fausses et déplacées. Les miennes propres sont définitivement tombées. Ce fut grâce à lui si au sortir de tous mes déboires j’avais décidé de reprendre une formation, dans un nouvel élan d'espoir, avec des projets de vie, des aspirations, loin de mes soucis d'alors et ça, c'est du vécu, du palpable, loin des théories ! Non, ce pédophile n'avait rien d'un monstre, au point de ne plus même y songer en sa présence, confiance totale. Comme quoi...

Cette rencontre exceptionnelle fut une révélation pour moi, comme moi j'en fut une pour lui. Seul L'Ange Bleu aura permis qu'une telle expérience vois le jour et à y repenser aujourd'hui, je souhaite vivement qu'elle ne soit plus une exception perdue dans le temps mais devienne une « règle ». A mon sens, la prévention ou la réparation de souffrances passées doit passer par de tels échanges, même si ça dérange. Et tant pis si ça dérange dans le fond, car l'essentiel je l'ai vu de mes propres yeux et rien ne saura me l'occulter. Je suis à ce jour toujours en contact avec lui et j'ai aussi entamé depuis d'autres contacts, avec des prisonniers, cette fois condamnés pour actes pédosexuels, ou d'autres pédophiles abstinents. Nous échangeons des contacts réguliers qui me permettent à moi-même d’avancer et à tous ces gens d'évoluer positivement. J'ai beaucoup mûri sur ce sujet qui de nos jours est encore tabou : la pédophilie.

Bien entendu, pour revenir à cet épisode, tout ne pouvait dans ma vie s'effacer par miracle. Mais à la fin de ce mois passé chez lui je rentrais dans ma région revigorée pour entamer toutes les démarches nécéssaires.
Toujours sans ressources, je dus me résoudre à retourner au domicile familial, ma mère ayant décidé de m’héberger dans l'attente de mon logement pour que je puisse reprendre mes études, proposition que je me sentis d'accepter compte-tenu de la situation. Il me fallut bien sûr - et je le savais bien - à nouveau partager mon espace avec mon abuseur, présent également sous ce même toit, mais cette fois il devait sentir avec quelle énergie je fus déterminée, car il ne tentera désormais plus rien à mon encontre. Je savais que j'étais épaulée par des amis sincères et engagés pour mon évolution, il le savait lui aussi, la done avait changé.

Renaissance

Après mon retour de chez cet ami pédophile et le temps passé chez ma mère, j'ai pu obtenir un logement en Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale. J'ai essayé de reprendre une formation dans une branche qui me passionnait (BEPA Services aux Personnes), mais mon état psychologique étant encore fragile (il est long le chemin pour se reconstruire !), je dus y renoncer encore pour un temps.

Commençait donc pour moi un parcours thérapeutique solide qui me permet aujourd'hui de revivre, en complément de mes nouveaux soutiens. Encore sans revenus, j'ai effectué les démarches qui ont pu m'accorder de quoi vivre et obtenir un logement HLM. Etant reconnue adulte handicapée, j'ai alors bénéficié d'un accompagnement psychologique et social de qualité, grâce auquel j'ai pu travailler sur mes angoisses encore très récurrentes, comprendre le pourquoi du comment, comprendre mes échecs passés, ceux de mes précédentes tentatives de soins, etc. Je ne cache pas qu'un tel parcours est très difficile. L'abus sexuel marque profondément et j'ai bien eu envie à plusieurs reprises de tout arrêter tant par moment je reperdais espoir. Parfois au fond du gouffre j'étais prête à mettre fin à mes jours, mais c'était ces fois-là très différent de ma première fois, je ne pouvais plus reculer : il y avait cette fois toujours quelqu'un pour me dire de ne pas baisser les bras. Entreprendre un travail psychologique sur soi n'est pas évident, cela remue énormément de choses, beaucoup de souffrances, mais ce fut le parcours obligé pour m'en sortir, aller mieux.

Ce suivi psychologique, ma rencontre avec Latifa, celle avec ce pédophile, tout cela m'a poussé vers l'avant, me donnant l'envie et les raisons de me battre. Déjà pour moi, aller mieux, c'est essentiel. Mais aussi pour les autres. En ce sens, c'est pour l'essentiel L'Ange Bleu qui m'aura donné la force de me battre.

J'ai à présent l'intention de commencer un BEP Carrière Sanitaire et Sociale, qui débutera en septembre 2010. Mon souhait serait à terme de travailler au sein de l'Ange Bleu, afin de protéger les enfants pour ne plus qu'ils subissent ce que j'ai subis. Et ma propre expérience personnelle m'a démontré que cette protection doit passer par l'écoute de ceux qui sont susceptible de passer à l'acte : à savoir les pédophiles. J'ai commencé à apporter mon soutien à l'association en écoutant de temps à autre les personnes qui y sont accompagnées. Plus j'avance sur ce terrain, chaque jour que fait ma vie, me poussent davantage à poursuivre et développer mon soutien envers l'association. Pouvoir travailler avec Latifa et son équipe constitue véritablement une chance exceptionnelle.
Sans l'action de L'Ange Bleu, complétée de mon suivi psychologique et social, je ne serait probablement plus là aujourd'hui pour exprimer combien l'envie de protéger, d'aider, d'écouter, de soutenir, de travailler, d'aimer, de rire...... et de VIVRE (!) m'accompagnent désormais.

Conclusion

Merci aux professionnels qui m'ont accompagnés, aux institutions de ma région, à Mr Paillé et à toutes les personnes qui m'auront épaulées.
MERCI à l'Ange Bleu et surtout à toi Latifa de m'avoir aidé à me libérer de mon passé.



Mon message aux victimes :

Ne baissez surtout pas les bras, la vie fini toujours par sourire un jour où l'autre, il suffit de trouver les bonnes personnes au bon moment. Pour cela, soyez attentifs aux signes, car la vie vous en présentera toujours un sur votre chemin. Pour moi, ça a commencé en lisant le livre de Latifa. Pour d'autres, ce peut être une rencontre anodine mais sortant de l'ordinaire, peu importe, saisissez l'occasion de vous exprimer dès qu'elle se présente, ne vous murez surtout pas.
Sortez de l'ombre ; parlez ! Parlez de vous, sortez de vous tout ce qui vous afflige : c'est la meilleure des thérapies.

(Je suis actuellement en train de rédiger ma biographie, dans laquelle je condense tous les détails de mon histoire, qui est celle de nombreuses autres victimes certes, mais qui donne pour touche finale un véritable espoir et des solutions différentes pour lutter contre ce fléau. J'espère que pour beaucoup, cette histoire qui est mienne deviendra un rayon de soleil dans un ciel bien souvent gris pour beaucoup.)

 


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